Réalisations et projets

Projets

A travers le projet « Art, Culture, Loisir et Sport pour tous », l’AMSAT projette d’ouvrir davantage ses pratiques aux domaines artistiques, culturels et sportifs et juge qu’il est donc indispensable qu’à côté de ses formes ancrées dans un travail de médiation thérapeutique et socio-éducatif le simple exercice d’un art, d’une activité culturelle ou sportive devienne possible. Faire la promotion de l’égalité des personnes en situation de handicap mental dans les domaines de la culture, de l’art, des loisirs et du sport est la finalité de ce projet. Pour atteindre cette finalité, l’équipe de l’AMSAT propose différentes actions d’information, de sensibilisation, de formation, et de mise en œuvre d’activités inclusives au profit des PSH.

Ce projet pilote s’attèle à introduire, diversifier, élargir et renforcer les supports d’accompagnement incluant des activités favorisant et cultivant l’expression, l’esprit et le sens de la créativité, et ce dès le plus jeune âge. En se basant sur ces activités mises en place, le projet vise aussi à élargir le champ des activités des personnes handicapées à travers une diffusion de ces pratiques auprès des acteurs pertinents du secteur. Des campagnes de sensibilisation vont cibler les acteurs de la société civile et des pouvoirs publics afin de changer le regard sur la pratique des activités Artistiques, Culturelles, et Sportives (AACS).

Objectifs du projet

Objectif général : Favoriser l’accès des personnes handicapées aux droits et améliorer leur participation sociale.

Objectif spécifique : Promouvoir l’accès des Personnes Handicapées Mentales aux activités artistiques, culturelles et sportives inclusives pour une pleine participation sociale.

Axes d’intervention en lien avec les résultats attendus du projet

Amélioration de l’accès des personnes handicapées mentales aux activités de créativités à travers la mise en place d’ateliers artistiques et d’activités sportives et culturelles

Sensibilisation des acteurs de la société civile et des pouvoirs publics sur la pratique d’AACS des personnes handicapées mentales.

Renforcement des capacités des professionnels de l’AMSAT et des associations partenaires sur les pratiques des activités artistiques culturelles et de sport adaptées aux personnes handicapées

Capitalisation des bonnes pratiques et échanges entre les acteurs du secteur autour de ces pratiques.

Durée du projet

4 ans allant du 1er novembre 2016 au 31 octobre 2020.

Lieu du projet

Région Rabat Salé Kenitra.

Six villes ciblées par les activités à caractère national : Casablanca, Marrakech, Safi, Agadir, Tanger, Meknès

Financement

Fondation DROSOS

Le projet « Démocratie participative au service de l’effectivité des droits des personnes en situation de handicap dans la région Rabat Salé Kenitra » financé par l’Union européenne, consiste à créer une plateforme associative régionale d’action pour un développement inclusif, en vue de renforcer les capacités de plaidoyer et d’intervention des Organisations de la Société Civile (OSC) et les mécanismes de concertation entre acteurs publics et associatifs pour une application des droits des Personnes en Situations de Handicap (PSH) et leur accès aux services dans la région Rabat Salé Kenitra. Le projet vise également à l’amélioration de la contribution des associations de et pour les personnes handicapées aux processus de gouvernance et de développement en tant que partenaires de la promotion du développement socioéconomique et de la croissance inclusive.

Informations générales

Lieu de l’action : Maroc, particulièrement région Rabat Salé Kénitra.
Durée : 36 mois.
Budget total : 326 296,50 euro dont 300 000 euro financée par l’Union européenne.
Partenaires : Association Bouregreg & OVCI la Nostra Famiglia.
Cible : Acteurs étatiques, les Elus (es), Organisations des Personnes Handicapées (OPH), Société Civile.
Bénéficières finaux : Les personnes en situation de handicap et leurs familles.

Objectifs généraux

Optimiser l’organisation et les moyens financiers et humains de l’action sociale à destination des PSH dans la région Rabat, Salé, Kenitra.

Favoriser et garantir la participation des PSH au développement économique et social de la Région

Objectifs spécifiques

Renforcer les capacités de plaidoyer et d’intervention des Organisations de la Société Civile (OSC), et les mécanismes de concertation entre acteurs publics et associatifs pour une application des droits de PSH et leur accès aux services dans la Région Rabat Salé Kenitra.

Né de la nécessité pour l’AMSAT:

de se rapprocher d’une structure chevronnée capable de l’aider à la création d’un atelier professionnel « cuisine et activités de traiteur », susceptible de favoriser une réelle intégration sociale en permettant l’accès au monde du travail.

de donner une nouvelle direction au partenariat qui lie l’AMSAT au Centre Hubert Pascal de Nîmes depuis de nombreuses années.

Le projet

Le Centre Hubert Pascal et l’AMSAT ont beaucoup échangé. Au fil du temps, chacun s’est enrichi de l’expérience de l’autre et les équipes ont appris à se connaître et à s’apprécier, sur le plan professionnel comme sur le plan humain.

Le projet est destiné à faire profiter l’AMSAT de la réalisation nîmoise pour permettre à la structure marocaine de construire, créer et développer une unité « traiteur » susceptible de favoriser une intégration socio-professionnelle qui fait aujourd’hui défaut.

Un partenariat initié en 1996

Le centre Hubert Pascal de Nîmes fait fonctionner depuis de nombreuses années une structure de restauration collective qui emploie des personnes adultes porteuses d’un handicap et leur propose un accompagnement éducatif à visée professionnel.

Des échanges autour de la céramique :

  • Un voyage des apprentis potiers nîmois au Maroc.
  • Une rencontre au Maroc entre apprentis potiers de Nîmes et apprentis potiers de Rabat, entre éducateurs techniques dans le domaine de la céramique de Nîmes et de Rabat.
  • Une exposition commune des productions en céramique des bénéficiaires des prises en charge de l’AMSAT et du centre Hubert Pascal, à l’Alliance Française de Rabat.
  • « Le chemin des Ibères », voyage initiatique qui permit aux potiers de Rabat de rejoindre leurs amis de Nîmes et de visiter de concert les potiers de la rive espagnole de la Méditerranée

Des échanges axés sur la formation :

  • L’animation d’une formation, « terre et empreinte », à Rabat par une éducatrice du Centre Hubert Pascal.
  • L’animation d’une formation, « le projet institutionnel », à Rabat par le Directeur du Centre Hubert Pascal.
  • Un stage de formation à la direction d’un centre de prise en charge de personnes porteuses d’un handicap pour les deux responsables successifs du service consultation et pour l’adjoint du responsable du service formation de l’AMSAT.
  • Un stage de formation à la gestion administrative d’un centre de prise en charge de personnes porteuses d’un handicap pour la responsable du service administrative de l’AMSAT.

Les enjeux

Echanger : garder cette notion, présente dans le projet d’établissement du Foyer Hubert-Pascal, comme axe du transfert. Echanger dans un aller-retour avec l’AMSAT, faire que ce déplacement de continents, de culture et de savoir-faire liés à la céramique et à la cuisine, nous amène à partager nos différences.

Il s’agit également de se mettre au travail, de participer au quotidien de la cuisine et de le confronter à nos habitudes d’atelier avec d’autres personnes dans une autre langue, avec des gestes techniques et des ustensiles d’une autre culture.

La céramique et la cuisine semblent s’associer idéalement entre ustensiles de cuisson et art de la table. Car, avec la diversité de la vaisselle, de ses décorations, nous pouvons faire facilement le lien avec l’atelier d’art plastique de L’AMSAT.

Jouer avec le dépaysement et la perte de repère nous apparaît important, comme un moment saisissant qui puisse être vécu en terme d’expérience nouvelle. Il serait bien de proposer le transfert à des personnes afin qu’elles puissent exploiter un savoir-faire, une histoire, liés à la céramique et la cuisine.

Les étapes du projet

Echanges entre les deux partenaires pour.

  • Réfléchir et élaboré le projet de partenariat entre le Centre Hubert Pascal et l’AMSAT, projet dont le point d’amorce serait la création d’un atelier « cuisine et activités de traiteur » à Rabat.
  • Affiner le projet de création de l’atelier.
  • Déterminer les besoins en formation, en locaux, en matériel, en personnel encadrant et en ouvriers porteurs d’un handicap.
  • Stage de formation par l’équipe de Nîmes d’un « technicien-pédagogue »marocain, futur responsable de l’atelier de l’AMSAT, capable de « rentabiliser » l’activité tout en l’adaptant aux particularités de ses collaborateurs porteurs d’un handicap et en tenant compte de son aspect éducatif.
  • Participation de l’AMSAT à l’inauguration de la Maison Départementale des personnes handicapées de Nîmes sur un dispositif retraçant l’aventure commune du Centre Hubert Pascal et de l’AMSAT depuis 1996 (à déterminer avec le partenaire).
  • Rencontre des équipes pour déterminer des stratégies de financement pour l’adaptation des locaux à l’activité ainsi que pour l’équipement de l’atelier
  • Stage de formation à Nîmes de l’équipe des encadrantS  de l’atelier de l’AMSAT  (le responsable et ses deux aides-cuisinières) particulièrement pour la formation à la gestion et la formation sanitaire.
  • Déterminer les produits à développer au Maroc pour le démarrage de l’atelier.
  • Encadrement par l’équipe de Nîmes du démarrage de l’atelier de Rabat.
  • Echange d’ouvriers porteurs d’un handicap : quelques Nîmois à Rabat,  quelques R’batis à Nîmes.
  • Echange d’équipes pour « la semaine du goût camarguais » à Rabat, pour « la semaine du goût marocain » à Nîmes.
  • Recherches d’une structure de vacances (village de vacances, colonie de vacances, centre aéré, camp itinérant, terrain de camping…) en quête d’une solution pour la préparation de ses repas. Cette tâche pourrait être confiée à une équipe formée d’éléments nîmois et d’éléments r’batis.
  • Suivi et évaluation par l’équipe de Nîmes de l’expérience de Rabat.

« Le sport, vecteur d’accompagnement et d’inclusion sociale pour la personne porteuse de trisomie. »

L’activité physique régulière est nécessaire pour une bonne hygiène de vie quelle que soit la population concernée. En plus des avantages reconnus pour tous, la pratique sportive présente, pour la population des sujets porteurs de trisomie d’autres bénéfices dans les domaines de la santé et de l’intégration sociale.

Une activité sportive régulière et adaptée devrait faire partie intégrante de la prise en charge dans tous les cas de déficience intellectuelle.

Au service consultation de l’AMSAT, l’activité physique spécialisée démarre chez l’enfant trisomique souvent au moment de la prise en charge en kinésithérapie ou en psychomotricité, pendant les premiers mois de la vie. Les séances de stimulation précoce présentent un énorme intérêt pour le jeune enfant trisomique. Le bébé trisomique est hypotonique et présente une hyper laxité ligamentaire souvent importante, ainsi que des anomalies de la proprioception, des troubles de l’équilibre et de la coordination. La stimulation précoce apprend à l’enfant à se retourner, à s’asseoir, à passer de la position couchée à la position assise, à ramper, à marcher à 4 pattes, à se mettre débout, à marcher, à courir, à sauter et à passer des obstacles. Ces différentes étapes doivent toutes être franchies, dans l’ordre et de la façon la plus harmonieuse et précoce possible. La kinésithérapie et la psychomotricité travaillent aussi sur le renforcement musculaire, la proprioception et la posture.

Avec la croissance, la persistance de l’hyper laxité ligamentaire, de l’hypotonie musculaire et des troubles proprioceptifs a des conséquences sur l’appareil locomoteur et indirectement sur les autres fonctions organiques. L’apparition de pieds plats, de luxation de la rotule, de genu varum et de genu valgum, de scoliose avec une posture cyphoscoliotique peuvent entrainer une insuffisance respiratoire restrictive si elles sont importantes. Tout cela cumulé tend à rendre l’enfant de moins en moins mobile, ce qui s’accompagne, en plus, d’une prise de poids, voire d’obésité, avec encore moins de mobilité et plus de complications de santé. Nous rentrons dans un cercle vicieux dont il est difficile de sortir.

C’est pour cette raison que l’exercice physique (rééducation kinésithérapique, psychomotricité, ou autres activités sportives) doit se poursuivre longtemps afin d’habituer l’enfant depuis la petite enfance à bouger et à faire de l’exercice physique, pour prévenir l’apparition de complications liées à la vie trop sédentaire.

Hormis le développement physique le sport a aussi des effets bénéfiques sur l’épanouissement de la personne trisomique. Il agit activement et positivement sur plusieurs composantes de sa personnalité dont : l’équilibre, la latéralité, la proprioception, la coordination, la prévention du surpoids, la concentration, l’amélioration de la réponse aux consignes, la mémorisation, la précision, la socialisation, etc.

Il est également un outil favorisant l’insertion sociale des personnes handicapées, en même temps qu’un excellent moyen de réduire la situation de handicap. Cette démarche a déjà fait ses preuves dans de nombreux pays, et l’expérience développée dans ce domaine montre que les personnes handicapées pratiquant une activité sportive, s’intègrent mieux dans la vie sociale, tant sur le plan scolaire que relationnel. Souvent exclues et marginalisées, elles peuvent, par la pratique du sport, se reconstruire physiquement et mentalement. Avec le sport, une personne handicapée prend conscience de ses capacités. Elle prouve aux autres, et à elle-même, qu’elle est capable de se dépasser. Les bénéfices du sport se retrouvent à un niveau physique, psychologique, social, scolaire et professionnel.

Tout cela contribue à une de l’autonomie, de l’autodétermination et de l’inclusion sociale

Le projet

Il s’agit d’un projet réfléchi et élaboré qui consiste à mettre en place un dispositif d’activités physiques et sportives au profit des personnes trisomiques bénéficiaires des prestations du service consultation de l’AMSAT.

Il s’articule autour des 4 axes suivants :

  • Développer l’activité physique et sportive pour les enfants trisomiques pour les sensibiliser aux bienfaits d’une bonne hygiène de vie, traiter et prévenir certains effets pathologiques de l’hypotonie musculaire et les risques du surpoids, en maintenant un rythme régulier et soutenu de leurs activités.
  • Promouvoir l’activité sportive au sein du service consultation de l’AMSAT en la restructurant afin de l’intégrer parmi les prestations pluridisciplinaire du service (les rééducations spécifiques, les activités socio-éducatives, l’accompagnement psycho-éducatif, les ateliers d’expression artistiques, etc.)
  • Promouvoir les disciplines du Spécial Olympics Maroc (programme international d’activités sportives adaptées aux personnes porteuses de handicap mental) et promouvoir celles ne s’exerçant pas au Maroc tels que : le judo, le bowling et les sports d’hiver. Ceci pourrait accroître les chances de participation des athlètes trisomiques aux différentes compétitions organisées par Spécial Olympics autant sur le plan régional qu’international.
  • Mettre le sport au service de certaines valeurs humaines : l’éducation à la citoyenneté, au partage, à l’acceptation de la différence et à l’inclusion sociale des personnes porteuses de trisomie21.

Durée du projet

12 mois